Ramène-moi à ces matins glacés, où j’attends vainement que le soleil frappe ma tente pour sortir de mon duvet

Ramène-moi à ces nuits sans sommeil, quand le vent secoue la toile et mon moral autant que ma tente

Ramène-moi à ces nuits à guetter le bruit du puma et de l’ours, et celui de la souris se gavant de mes provisions

Ramène-moi à ces pentes abruptes, à ces cols enneigés, aux interminables lacets des collines de la Californie du nord

Ramène-moi même la fumée des feux de forêt,

Ramène-moi à la chaleur des après midi sans ombre, au vent du désert, au froid du matin, à la faim, à l’odeur de la terre,

A tout ce qui faisait ma vie quand j’étais heureux